Mission d'Alep

27 février 2007

Les divas de l’orient par Bertrand Martin

Les divas de l’orient

Chaque matin quand je pars à l’école Amal le chauffeur du bus aime mettre de la musique comme beaucoup ici ou ailleurs.

Mais au bout d’un moment, je me rendis compte que nous écoutions la même voix et parfois les mêmes mélodies.

Au bout de quelques jours je demanda à une de mes collègues pourquoi ce chauffeur écoutait toujours la même chanteuse chaque matin ? Mais j’avais l’impression d’avoir posé une question stupide car elle me répondit : »en orient tout les matins on écoute Fairuz et le soir Oum Kalsoum !

D’ailleurs s me dit-t-elle toutes les radios pour les jeunes ou moins jeunes diffuse ces chanteuses matins et soirs »

Mais qu’est ce qui fait donc vibrer tout un peuple pour ces deux voix ?

Pour les orientaux la chanson est un moyen d’exprimer leur sentiments les plus profonds la tristesse, le vague à l’âme, les joies et bien sûr l’amour dans une vision très platonique et romantique

La chanson est  comme un parfum envoûtant qui vous invite à rêver. Les textes aussi bien que les mélodies parfois très lancinantes vous transporte dans une dimension où seul les sentiments vous guident

Oum Kalsoum qui est égyptienne donna pendant plus de dix ans un concert à la radio tout les jeudi sois,.ont raconte que tout les cairotes se pressaient devant leur radios sa voix si particulière et exceptionnelle faisait vibrer le cœur de tout un monde.   

De plus, Le répertoire de Fairuz et de Oum Kalsoum ont aussi un côté identitaire ; pou beaucoup ces chanteuse font parti du renouveau de la chanson arabe qui connaissait un déclin dans la première partie du 20ème siècle leur chansons expriment la douceur du pays, des histoires populaires…

Ces deux chanteuses font aujourd’hui l’objet d’un culte extraordinaire et les gens ne se lassent jamais de leurs voix extraordinaires et de leur répertoire divers 

Elles sont des références dans la chanson arabe et fait rêver toutes les générations elles représentent le raffinement de cette civilisation si riche.

image033Oum Kalsoum

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Qui était Saint Siméon ? par Bertrand martin

Saint Siméon

Saint Siméon le Stylite fut un ermite qui vécu de 389 à 359. Il fut avec Saint Antoine du désert un des précurseurs du monachisme en Orient.

Etant jeune Siméon fut bouleversé par les paroles de l’Evangile et décida de consacrer sa vie à la solitude et la prière. Après avoir passé dix ans au monastère de Teleda,  il passera dix ans de vie mystique à combattre le mal.

Ensuite voulant poursuivre sa quête de la Vérité il postulera au monastère de Telanissos à l’emplacement actuel des ruines du sanctuaire.

Mais après trois ans de vie recluse dans ce lieu, il se sentait appelé a plus.

Il décida de s’installer non loin au sommet d’une colline fermée par un enclos. Sa réputation s’étend dans tout l’Orient et beaucoup de voyageurs comme d’autochtones viennent demander sa bénédiction.

C’est alors qu’il entreprit de s’installer au sommet d’une colonne « stylos » en grec. Au départ elle était à douze mètres de haut puis étant victime de sa célébrité, elle sera rehaussée de seize mètres et entourée de balustrades.

Le stylisme un monachisme très particulier.

De nombreux disciples de Saint Siméon le suivront et partout dans la région des villes mortes on verra apparaître des ascètes stylites.

Ce qu’il reste de la colonne de Saint Siméon

A la différence des premiers moines qui s’installèrent en Egypte au IVe  siècle, qui retirés du monde (Saint Antoine fut l’un des premiers) se consacraient a une vie essentiellement contemplative , les stylites syriens gardaient un contact avec le monde et exhortaient à la foi de nombreuses foules.


Après plus de quarante ans de prêche, Siméon meurt en 476 ; sa dépouille est transportée à Antioche puis

Constantinople.

Le centre de pèlerinage continua jusqu’au IXème siècle. Il fut restauré jusqu’à la conquête byzantine puis laissé définitivement à l’abandon.

Saint Siméon nous aura laissé un fabuleux témoignage de la piété et de la spiritualité des premiers chrétiens et l’exemple d’une pleine consécration à l’appel du Seigneur.

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Voir Palmyre et revivre par Bertrand Martin

Perdue dans le désert de Syrie La ville antique de Palmyre est un des joyaux de la civilisation gréco-romaine et témoin de la prospérité de l’empire romain. Palmyre est un endroit qui nous dépasse par sa beauté et qui nous émerveille. Après de longues heures de route on découvre un petit oasis où à côté s’élèvent des ruines que l’ont croirai sorti des sables ; aqueduc, théâtre, temples, rempart s’élèvent encore. Aujourd’hui les ruines de cette ville reste en encore magnifiques. Arriver à Palmyre c’est marcher sur les traces caravanes qui amenaient les richesses de l’Asie (la soie) ; c’est aussi suivrent les pas des grands explorateurs romantiques du 19ème siècle. C’est impressionnant de voir autant de richesse en plein milieu d’un désert aride et hostile. Palmyre fut effectivement autrefois une ville commerçante car située sur la grande route de la soie. Là se rencontrait des personnes venus d’horizons différents et qui cohabitaient ensemble. Fondée vraisemblablement pendant la période séleucides au IIIème millénaire elle connue sa plus grande expansion sur l’empire romain. Véritable port sur le désert elle alimentait le marché de la soie, des pierres précieuses et autres produits de luxes que les grandes familles romaines appréciaient. La ville commencera à connaître son déclin quand l’empire romain commencera à vaciller. L’empire romain voudra toujours mettre sont autorité sur cette ville mais n’y arrivera pas complètement. Les habitant qui vivifient dans une culture gréco-romaine et désiraient garder leur autonomie. Palmyre revendiquera sa puissance en particulier sous le règne de la mystérieuse et légendaire reine Zénobie qui avec ses soldats défiera l’empire romain jusqu’à en préoccuper l’empereur lui-même. On sait peu de chose sur elle sa mort fut mystérieuse et souvent romancée mais elle fut le témoin vivant de la prospérité de Palmyre. La ville connue son déclin avec la chute de l’empire romain avec lequel elle commerçait et avec la conquête arabe. Les ruines furent transformées en forteresse et un village se construisit à l’emplacement de l’ancienne citée. Elle fut redécouverte par des explorateurs venus d’occident au 18ème et 19ème qui se passionnèrent pour ces ruines d’un romantisme fous Depuis les années 20 la ville des campagnes de fouilles ont été entreprises et la ville plurimillénaire nous livre de nouveaux secrets Palmyre est un de ces endroits qui amènent au rêve, qui nous fait toucher du doigt la grandeur et l’intelligence de ces civilisations qui ont développés des endroits pourtant hostiles en lieux de vie et de rayonnement artistique commercial et culturel. Palmyre est vraiment un merveille à découvrir car il nous fait vraiment revivre.

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de retour sur le blog

Apres de long mois d'absence nous voici francois et moi de retour!

notre blog reprend donc du service pour vous faire partager notre magnifique experience de service en Syrie

bonne lecture !

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29 juin 2006

La cour des miracles au "Jawazat" d'Alep

Quatre heures d'attente a l'administration des passeports pour que les officiers retrouvent mon "ikame", le précieux papier qui permet de résider en Syrie. La foule se presse sur le guichet d'une vingtaine de mètre de longueur ou les officiers sont chacun charges de remplir une tache précise. Pour obtenir un papier, vous devez rencontrer la moitie d'entre eux puis aller demander la signature du général et du lieutenant sans oublier d'acheter les timbres a l'étage du dessous ou des bédouins en attendant que leurs formalités soient terminées campent a même le sol. Dans un coin de la grande salle du rez-de-chaussée, des hommes en galabia prient Allah. Dans une petite salle de priere musulmane amenagee par l'administration, ils s'agenouillent et abaissent a intervalles réguliers leur tète jusqu'à terre. Des militaires, la kalachnikov en bandoulière, fendent la foule.

En haut, la ou j'attends, quelques touristes occidentaux tentent d'allonger leur visa de quatre ou cinq jours supplémentaires, des maquereaux aux gueules patibulaires s'occupent des papiers de leurs "filles" venues de l'Est et les bourgeois chrétiens présentent leurs jeunes Philippines qui leur serviront de bonne a tout faire tandis que leurs copains musulmans eux préfèrent les petites indonésiennes voilées qui viendront rejoindre le travail de leurs maisons. Et moi, dans tout ça, avec Bertrand et Priscille, nous attendons... Avec un officier que je connais déjà un peu, j'engage la discussion a propos de la prestation des bleus contre l'Espagne. Il partage mon avis sur le rôle de première importance qu'a joue Thierry Henry en pointe de l'équipe, toujours a la limite du hors jeu.

Au bout de trois heures et demie de transpiration et d'énergie dépensée a communiquer en arabe mes demandes, mon esprit s'échauffe. Un gars a sale tronche vêtu d'une chemise d'un bleu criard abominable me bouscule a peine et me voila qui le prend vivement a parti. Le type se retourne contre moi mais avant que notre histoire ne dégénère, non ami officier nous sépare et me demande de reculer de quelques mètres.

Résultat des courses a H4: Bertrand a son "ikame" et son visa de sortie de Syrie pour partir vers la Jordanie, Priscille obtient un rallongement de la durée de son visa de tourisme et moi, je devrai revenir dans deux semaines pour l' "ikame" mais je récupère mon visa de Sortie pour partir avec Bertrand. Il est 15h30, le bureau des "Jawazat" ferme ses portes. Nous rentrons a la maison.

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26 juin 2006

Afrin, le chant des oliviers

paysage_afriin_11Sur une terre rouge ocre, dans des reliefs montagneux a perte de vue, les troncs rides des oliviers portent des rameaux de feuilles vert-argentées qui dansent dans le vent. Dans l'Afrin, la terre des kurdes, au nord d'Alep, les rivières coulent tranquillement descendant de la montagne turque. Les paysans besogneux travaillent leur terre et font chanter les cultures qui s'élèvent en actions de grâce vers leurs dieux mysterieux.

Avec Thomas et les amis de l'hôpital Fruchot: Blandine, Laure, Alonsaii et ses deux compatriotes d'Addis-Abeba, nous avons loue les services de Mustapha qui avec son minibus service nous a conduit sur les routes parfois chaotiques de l'Afrin.

Nous gardons en souvenir, les négociations avec un restaurateur d'Izaat qui portait le revolver a la ceinture (Je lui ai demande s'il était le shérif du village!), les paysages arboricoles, la découverte des ruines de la place forte selleucide de Cyrrus, la baignade dans le lac de retenu d'eau près de Nabi Houri et la joie de nos trois amies éthiopiennes qui n'ont que rarement l'occasion de sortir de leur quotidien de labeur.

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24 juin 2006

Michel, Abou Elias, Abou Fadi, Victor, Francois...

De "maktabe" en "maktabe", on finit un jour par trouver son bonheur tant ces agences immobilieres sont nombreuses dans les quartiers populaires d'Alep. C'est Michel, homme d'une quarantaine d'annee qui nous sert de guide. Lui est un ami du Point Coeur de Telephonhawai et a accepte de nous aider. Dans la vie de tous les jours, il passe son temps a servir l'Eglise en dirigeant les travaux de telle paroisse ou de telle ecole toujours en depensant sans compter son energie et... son argent. Il vit avec sa maman et tout le reste de sa famille est parti rejoindre les Ameriques pour trouver une vie meilleure. Un jour, lui aussi peut-etre partira mais pour l'instant, un amour inconditionnel pour l'Eglise de son pays le retient ici, en Syrie.

Le marche immobilier a Alep en ce debut d'ete est completement bouche. Les familles de refugies irakiens ont recupere tous les logements qui restaient disponibles et les Syriens de la diaspora reviennent chez eux l'ete pour passer les vacances avec leurs familles restees au pays. Resultat: les prix des loyers ont flambe.

Nous arpentons les rues de Slimanye, Middan, Telephonhawai pour trouver l'appartement qui nous permettra d'implanter la mission Fidesco dans la vie d'un quartier, si possible pres d'une paroisse de l'Eglise grec catholique a laquelle nous sommes attaches. Francois, ami de Michel, nous conduit au "maktabe" d'Abou Elias qui nous fait visiter par son accolyte Victor, l'appartement d'une famille irakienne de Mossoul. Ils partent dans une semaine. Ou? Je leur demande mais ils restent enigmatiques. La "teta" (grand-mere) m'accueille avec un grand sourire et deux jeunes garcons, certainement ses petits-enfants me regardent, admiratifs. Nous echangeons quelques mots, une benediction puis nous repartons en suivant toujours Victor, cinquantenaire debonnaire qui n'a de cesse de parler. Nous ne prendrons pas l'appart, trop petit, trop haut, trop chaud. C'etait le troisieme que nous visitions en une journee et nous avions deja vu six ou sept "maktabe". Il fallait rentrer a la maison et laisser Miche travailler.

Sur le chemin du retour, Abou Elias nous appelle pour nous dire qu'Abou Fadi, un autre agent de "maktabe" avait quelque chose a nous proposer derriere l'eglise Mar Georgius, la plus grosse paroisse grec catholique de la ville. Et nous voila repartis a Slimanye pour recuperer Abou Fadi et Victor. Arrives a l'appartement, nous decouvrons un grand logement en etat incertain mais tout de meme bien sympathique avec trois chambres (ce qui pourrait bien nous etre utile quand nous accueillerons inch'Allah un troisieme missionnaire-cooperant) et un salon pour recevoir nos invites. Les salles d'eau sont a refaire, les murs defraichis a brosser a grande eau mais, avec du travail, cet appartement pourrait bien devenir notre maison.

Deux heures plus tard, nous visitons avec Michel un autre logement dans le quartier qui nous parait finalement bien trop luxueux pour notre standing. Nous lachons l'affaire pour nous recentrer sur l'appartement d'Abou Fadi. A six heures, reunion au sommet dans le maktabe d'Abou Elias pour faire avancer l'affaire. Negociation du loyer, financement des travaux... Au bout d'une heure, nous finissions par nous entendre mais, tout de suite, pour que "la parole soit liee", on nous demande de verser une premiere somme. Bertrand file a l'archeveche, ramene l'enveloppe qu'il remet aux interesses.

Il est convenu que nous nous retrouvions le lendemain pour faire le devis des travaux. Michel, encore la, dirige les operations. Abou Fadi ecoute. C'est lui qui sera charge de les conduire. Aujourd'hui, finalement, je passe dans les "maktabe" d'Abou Elias puis d'Abou Fadi pour regler le premier loyer d'avance sur l'annee de loyer qui sera a regler lors de la signature du contrat a l'hotel de la ville. Nous, Bertrand et moi-meme, ne serons pas la. C'est un representant de notre eveque, Mgr Jeanbart qui reglera l'affaire. Les travaux termines, les papiers signes, nous pourons enfin emmenage a la fin du mois d'aout inch'Allah!

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14 juin 2006

Merci Marie!

De Paris, pour la Fidesco, Marie est venue nous rendre visite. Elle aura brave toutes les difficultes d'un si perilleux voyage sans pour autant perdre son calme et son sourire. Nous avons parle, marche, rencontre, ri, prie... Bref c'etait un sejour tout a fait reussi avec a la cle des changements pour le developpement de la mission. En septembre, nous aurons la joie d'accueillir a Alep, Claire et Jean-Baptiste. Jeune couple francais, ils viennent a Alep pour rejoindre la mission. Jean-Baptiste travaillera dans le departement business administration de Dar Basil et Claire sera affectee au departement tourisme. Nous nous rejouissons beaucoup de leur prochaine arrivee. Autre nouvelle, Bertrand et moi-meme emmenageons dans un petit appartement situe dans un quartier populaire chretien, pres de la paroisse melkite de Mar Dimitrius. Ce changement de logement sera une occasion de mieux s'inserer et de mieux s'inculturer. Nous remercions Mgr Jeanbart qui a accede a notre demande.

Marie est partie. Elle m'a dit que c'etait la folie. Apres avoir perdu ses bagages, je crois qu'elle avait fini par perdre son portable aussi. Que lui restait-il donc avant qu'elle ne reprenne son avion a Damas? Surement pas grand chose! Pour ma part, je l'avais bel et bien perdue et je m'en etais remis au Saint Esprit pour qu'il la protege jusqu'a son retour en France. Apparemment, ca a marche. J'ai recu un SMS me disant qu'elle etait bien arrivee.

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13 juin 2006

Qalamoun on the moon

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Le Qalamoun, c'est un petite chaîne de montagne qui s'étend au Nord de Damas vers la ville de Homs. La Lune, c'est celle qui nous a accompagne tout le long de notre marche du monastère de Mar Mousa dans la montagne vers le monastère de Mar Ellian dans le désert. Nous nous sommes laisses conduire par l'astre de la nuit pour garder le cap et, sa lumière sombre a rendu plus surs nos pas hésitants. Nous étions onze. Français, Belge, Syriens, réunis pour fêter l'anniversaire de Diane, volontaire DCC de Mar Mousa. Les escarpements de cette belle montagne nous invitaient a pénétrer dans l'immensité désertique du coeur de la Syrie. Encourage par l'enthousiasme de l'équipée, nourris par les bons soins de nos amis tout juste rentres de France, a coup de chansonnettes et sans se refuser aux grandes discussions, nous avons oublie le poids de nos jambes pour avaler les dénivelés et les distances. Au petit matin, nous rejoignions la route de Qariatain et le Père Jacques de Mar Ellian venait nous récupérer, crevés. Arrives au terme de notre aventure, nous avons eu le grand plaisir de nous laisser accueillir et présenter les travaux qui font de Mar Ellian, un monastère qui renaît de ses cendres vieilles de plusieurs siècles. Nous avons ensuite participe a la messe paroissiale et a la sortie, c'est autour d'un copieux petit-déjeuner que nous nous sommes retrouves une dernière fois avant de tous repartir vers nos pénates.

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07 juin 2006

Le tintamare des etourneaux

A trois heures dans la nuit, mon adorable téléphone portable sonnait mon réveil et annonçait l'arrivée du "gazier". Le temps de sortir de ma torpeur, j'enfilais mon pantalon pour ouvrir la porte et faire rentrer l'intéresse. Le sac charge, tout excite, Bertrand reprenait ses quartiers. Il avait des tonnes de choses a raconter, a montrer. Finalement, après une heure a bavasser, nous sommes alles nous coucher. Le soleil s'était levé et il me fallait retrouver le calme pour tomber dans les bras de Morphee.

Je fermais les yeux obstinément, en vain. Mais non, ce n'était pas la lumière mais bien le bruit qui rendait mon sommeil impossible. Des piaillements a n'en plus finir secouaient les cédratiers et les orangers de la cour de l'archevêché. Les branches devaient craquer sous le poids des volatiles qui pour ma plus grande malchance, avaient élu domicile, en cette belle matinée, tout prêt de mon lit. Je fermais les fenêtres, enfonçais les draps dans le creux de mes oreilles. Rien n'y faisait, les étourneaux réveillaient le quartier tout entier. D'un bon, furieux, je sautais de mon lit. En caleçon, j'atterrissais dans la cour et je me saisissais du tuyau d'arrosage pour faire deguerpir l'ennemi. A grands coups d'eau et a force de cris enrages, je finissais par les faire fuir. Vous auriez du me voir tempêter, gesticuler en tenu de nuit avec a la main mon arme, terrible. Le spectacle devait être des plus drôles. Exténué, je remontais dans ma chambre pour y finir ma nuit, cette fois-ci, en paix, Dieu merci.

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