A trois heures dans la nuit, mon adorable téléphone portable sonnait mon réveil et annonçait l'arrivée du "gazier". Le temps de sortir de ma torpeur, j'enfilais mon pantalon pour ouvrir la porte et faire rentrer l'intéresse. Le sac charge, tout excite, Bertrand reprenait ses quartiers. Il avait des tonnes de choses a raconter, a montrer. Finalement, après une heure a bavasser, nous sommes alles nous coucher. Le soleil s'était levé et il me fallait retrouver le calme pour tomber dans les bras de Morphee.

Je fermais les yeux obstinément, en vain. Mais non, ce n'était pas la lumière mais bien le bruit qui rendait mon sommeil impossible. Des piaillements a n'en plus finir secouaient les cédratiers et les orangers de la cour de l'archevêché. Les branches devaient craquer sous le poids des volatiles qui pour ma plus grande malchance, avaient élu domicile, en cette belle matinée, tout prêt de mon lit. Je fermais les fenêtres, enfonçais les draps dans le creux de mes oreilles. Rien n'y faisait, les étourneaux réveillaient le quartier tout entier. D'un bon, furieux, je sautais de mon lit. En caleçon, j'atterrissais dans la cour et je me saisissais du tuyau d'arrosage pour faire deguerpir l'ennemi. A grands coups d'eau et a force de cris enrages, je finissais par les faire fuir. Vous auriez du me voir tempêter, gesticuler en tenu de nuit avec a la main mon arme, terrible. Le spectacle devait être des plus drôles. Exténué, je remontais dans ma chambre pour y finir ma nuit, cette fois-ci, en paix, Dieu merci.